Le risque climatique s’impose désormais comme un critère clé dans les projets immobiliers.
Selon une étude OpinionWay pour Orpi publiée en mars 2026, 77 % des Français prennent en compte les risques climatiques dans leur décision d’achat, et pour plus d’un tiers d’entre eux, ce critère est même déterminant. Cette tendance est encore plus marquée dans les zones exposées comme le Sud-Est, le Sud-Ouest ou le littoral atlantique.
Fait intéressant : les profils les plus sensibles à ces enjeux sont les plus de 65 ans, souvent dans une logique de préservation du patrimoine à long terme. À l’inverse, les plus jeunes restent davantage focalisés sur l’accession à la propriété.
Autre point essentiel : l’État des Risques et Pollutions (ERP), souvent perçu comme une simple formalité administrative, prend aujourd’hui une toute autre dimension. Il permet d’identifier des risques bien réels : retrait-gonflement des sols argileux, inondations, sécheresse ou encore érosion. En France, plus de 10 millions de maisons sont concernées par certains de ces phénomènes.
Dans ce contexte, l’information et la compréhension des risques deviennent centrales. Les acquéreurs ne se détournent pas forcément des zones exposées, mais ils souhaitent être pleinement éclairés avant de s’engager.
On observe ainsi que certains marchés restent dynamiques malgré les risques, à condition que ceux-ci soient expliqués de manière claire et transparente.
Aujourd’hui, la différence se fait donc sur la qualité de l’information et la capacité à anticiper ces enjeux. Un bien bien présenté, avec une lecture précise de son environnement, peut continuer à séduire, même en zone à risque.
Le marché évolue, et avec lui les attentes des acheteurs : mieux informés, plus attentifs, et de plus en plus sensibles aux enjeux climatiques.